4 étoiles -Jazz magazine mars 2015


Deuxieme album d'un Red Quartet transformé avec l'arrivée de Denis Guivarc'h au sax et Rafael Koerner (ping machine) à la batterie pour une musique sans concession, brutale et dynamique, proche du progressive rock de King Crimson, mais avec des rythmiques complexes à la Steve Coleman.
Animé par le guitariste Matthieu Rosso, elle est touffue, dense et en tension permanente, sans silence, ni lenteur, mais d'une énergie communicative.

A la une d'open jazz sur france musique le 05/02/15


Citizen jazz- franpi Barriaux-2015

Deux ans après le premier disque de son Red Quartet, Matthieu Rosso a tout changé autour de lui. Pour No Monster, son second album, Il a néanmoins conservé intacte la volonté de mélanger les rythmiques impaires et la puissance d’une musique qui se pique de métal. A ses côtés, le saxophoniste Denis Guivarc’h remplace Sylvain Cathala ; mais il ne s’agit pas d’une rupture, puisque les musiciens restent dans une esthétique assez voisine. Le guitariste quant à lui, ne renie toujours pas l’influence de Codjia et surtout de Frisell. Grâce à cette nouvelle équipe, il s’agit davantage de rechercher un ton plus percutant et instinctif. Plus rock, précisément ; on pourrait même dire que le paradigme jazz-rock est ici désormais pleinement assumé, sans postures abstraites aux rythmiques instables ni nostalgies de guitaristes permanentés. Sur No Monster, sorti également sur le label Juste Une Trace, ne reste que Jean-Philippe Morel et ses basses dures et rocailleuses. L’importance de ce fidèle est croissante, et son art de passer les morceaux à la moulinette de ses effets tonitruants en fait un véritable co-leader.
Sur un morceau comme « Pandora’s Box », où Rosso est percuté par l’effet de fuzz volubile et grasseyant de Morel, la relation entre bassiste et guitariste peut sembler orageuse, mais il ne faut pas s’y tromper : elle est absolument fusionnelle. Rosso le sait, c’est de la friction que naît le mouvement. Les titres qu’il signe pour No Monster servent ce constat, et sont proches de l’agitation perpétuelle. Le mérite en revient notamment à Rafaël Koerner, nouveau venu lui aussi. Son jeu direct, qui trouve en Morel un remarquable allié, est le garant de la grande efficacité de Red. Le batteur de Ping Machine est également membre du Kami Quintet et de Cartel Carnage, deux formations dont la proximité avec celle-ci est évidente. Sur « Flexible », indubitablement le sommet de l’album, Guivarc’h et Rosso devisent avec une sérénité vite mise à mal par la puissance d’une base rythmique insatiable. La sécheresse de Morel s’agglomère à une frappe lourde pour pousser le leader dans ses retranchements. Son solo hendrixien qui s’élance sur une basse mutante est la plus franche des réponses.
On découvre sur ce second disque l’urgence qui manquait à Red Quartet. Elle se manifeste notamment sur l’excellent « Insane Incorporated », où les cordes se heurtent à pleine vitesse. Lorsque le saxophone vient se mêler à l’algarade, ce n’est pas pour prendre parti, mais pour ajouter sa voix, proche du cri, à une tension au paroxysme. Puis ce dispositif s’apaise et on découvre que Morel et Rosso se confondent presque dans la raucité de leurs cordes, comme pour mieux incarner l’unité de l’orchestre. Nous écrivions à propos du précédent album que la musique de Matthieu Rosso ne demandait qu’à tracer sa voie et adopter son rythme de croisière. Il est agréable de constater que No Monster est l’œuvre d’un quartet soudé et efficace qui a trouvé son équilibre. Voici un disque très abouti.


Culture jazz


Pour son second album avec le Red Quartet, le guitariste Matthieu Rosso semble s’engager résolument dans une esthétique plus proche du rock dit « progressif » que du jazz stricto sensu. Pourtant, le saxophone alto de Denis Guivarc’h ne renie pas son attachement à l’école MBase de Steve Coleman et l’énergie « électrique » qui porte cette musique n’efface jamais l’importance de l’improvisation. « No Monster » : rien de monstrueux dans cette musique mais une grande envie de jouer et de partager selon des codes en équilibre entre les genres pour mieux les abolir (les genres !). La rythmique Rafael Koerner / Jean-Philippe Morel est plus que robuste ! Un disque très riche et dense, assez enflammé, à découvrir sans crainte car il est réussi.
THIERRY GIARD


Music in Belgium


(...) Le nouvel album de Matthieu Rosso et de son équipe, "No monster", va incontestablement plaire aux amateurs de jazz fusion, tant par son classicisme que par ses performances techniques. Le combo livre neuf morceaux instrumentaux laissant libre cours à l’imagination musicale de ses membres. Le saxophone est particulièrement volubile dans cet ensemble et la guitare fait aussi de belles incursions. Parmi les titres remarquables, citons le long et échevelé "Pandora’s box", le complexe et puissant "Flexible" ou l’athlétique "Mass euphoria". On retrouve ici des influences héritées de Pat Metheny, Mahavishnu Orchestra, Billy Cobham ou Joe Zawinul. Autrement dit, du solide.
François Becquart

 
Core & co ( webzine) -2016


Matthieu Rosso, trentenaire bien sous sa casquette, semble avoir trouvé la voie pour tenir son auditoire en haleine... un subtil mélange de PassionS et quelques références déguisées.
Le titre par titre n'a que peu de sens dans ce type d'exercice. No Monster est un tout.Clairement, « Pandora 's box » et le terminus « Mass Euphoria » livre des moments absolument irrésistibles !
 
Les complices du méfait sont bien à leur affaire. Si le disque est renseigné comme la pièce d'un guitariste, n'allait surtout pas croire que l'on se trouve en présence d'un artiste onaniste tout concentré sur son manche. L’œuvre est collective, même si les compositions résultent de l'inspiration de Rosso, patron de l'entreprise... mais à l'écoute de ses chefs de projets. Guivarc'h se balade sur toutes les scènes de Montréal à Londres, en passant par Marciac, depuis 25 ans.
 
Sorti en janvier 2015, sur le label Juste Une Trace (Treponem Pal), No Monster étonne par sa démesure contenue et sa virtuosité. Oui le mot est lâché, à bon escient, puisque c'est bien de Jazz dont je vous cause. Un Jazz européen, libre, intéressant et intéressé, ouvert et offert dans tous ses plaisirs.
Pas question de faire le malin à se lancer dans un name-dropping abrutissant.Pour situer l'école new-yorkaise du début des années 80, les cuivres frissonnants de l'Europe de l' Est, et une belle collection de b.o de films ou de séries des années soixante-dix devraient vous donner quelques indications.
Pas plus que ça, tant mieux...



W-Fenec ( webzine)- 2016

Dans la série "Disques à chroniquer que j'avais perdu de vue", voici le No monster de Matthieu Rosso Red Quartet. Un disque de jazz contemporain et expérimental qui sait résonner au creux des oreilles de votre serviteur et l'attendrir sans trop de souci. Deuxième album de la formation signée sur le label Juste une trace (Artweg, Treponem Pal, Ozma), No monster est l'exemple d'une prise de liberté fleurant le 100%. Un jazz au sein duquel le rock expérimental et technique s'invite en semant le désordre dans un univers qui sent quand même bon l'opération maîtrisée (et ordonnée du coup). Rien de bien nouveau dans le monde des jazzmen endurci, le sax tout en maîtrise de Denis Guivarc'h nous ordonne de revoir toute la discographie de Steve Coleman, et fissa ! ; la basse de Jean-Philippe Morel est constamment au taquet (sauf quand ça s'arrête !) et sait s'abreuver d'effets supersoniques (wah-fuzz sur "Pandora's box") ; les rythmes de Rafaël Koerner sont millimétrés pour servir le propos avec talent tandis que le chef d'orchestre, qu'est le guitariste Matthieu Rosso, navigue entre phrasés délicieux et soli subtils empruntés par moment au free rock et au métal progressif. No monster est un dédale sonore dans lequel il est si bon de se perdre.

 


Be-Jazzy (Radio)


C'est un Ovni sonore que Matthieu Rosso a sorti le 26 janvier 2015 sur le label Juste-Une-Trace avec son quartet, Matthieu Rosso Red Quartet. (…)

On peut y voir des inspirations du Free Jazz se rapprochant des sections artistiques et rythmiques de Steve Coleman, mais aussi de John Mac Laughlin à sa meilleur heure avec" Mahavishnu Orchestra", ainsi que le laboratoire de la scène française free-expérience-électro-jazz comme NHX ou Julien Lourau. (…)

Mélangeant des styles différents et peu vus dans le jazz moderne Européen de ce début d'année, se partageant en Free , Métal, Pop et bien sûr Nu-Jazz, Matthieu Rosso chef de fil du "Red Quartet" depuis deux albums, nous fait voyager dans l'interprétation superbe de sa machine infernale à sons.D'une virtuosité , d'une densité sonore rare, le quartet arrive à nous faire oublier qu'ils ne sont que quatre pour faire autant de résonances sonores. Matthieu Rosso née en 1980, a commencé son parcours à la guitare sur la scène Toulonaise du Métal, rock , punk quand il était adolescent et cela s'entend.(...)

Un album complexe , maîtrisé , technique qui plaira au plus grand nombre (...)Dossier de presse - Janvier 2015




4 étoiles - Jazz magazine mars 2015


Deuxième album d'un Red Quartet transformé avec l'arrivée de Denis Guivarc'h au sax et Rafael Koerner (ping machine) à la batterie pour une musique sans concession, brutale et dynamique, proche du progressive rock de King Crimson, mais avec des rythmiques complexes à la Steve Coleman.
Animé par le guitariste Matthieu Rosso, elle est touffue, dense et en tension permanente, sans silence, ni lenteur, mais d'une énergie communicative.


A la une d'open jazz sur france musique le 05/02/15




Citizen jazz- franpi Barriaux-2015

Deux ans après le premier disque de son Red Quartet, Matthieu Rosso a tout changé autour de lui. Pour No Monster, son second album, Il a néanmoins conservé intacte la volonté de mélanger les rythmiques impaires et la puissance d’une musique qui se pique de métal. A ses côtés, le saxophoniste Denis Guivarc’h remplace Sylvain Cathala ; mais il ne s’agit pas d’une rupture, puisque les musiciens restent dans une esthétique assez voisine. Le guitariste quant à lui, ne renie toujours pas l’influence de Codjia et surtout de Frisell. Grâce à cette nouvelle équipe, il s’agit davantage de rechercher un ton plus percutant et instinctif. Plus rock, précisément ; on pourrait même dire que le paradigme jazz-rock est ici désormais pleinement assumé, sans postures abstraites aux rythmiques instables ni nostalgies de guitaristes permanentés. Sur No Monster, sorti également sur le label Juste Une Trace, ne reste que Jean-Philippe Morel et ses basses dures et rocailleuses. L’importance de ce fidèle est croissante, et son art de passer les morceaux à la moulinette de ses effets tonitruants en fait un véritable co-leader.
Sur un morceau comme « Pandora’s Box », où Rosso est percuté par l’effet de fuzz volubile et grasseyant de Morel, la relation entre bassiste et guitariste peut sembler orageuse, mais il ne faut pas s’y tromper : elle est absolument fusionnelle. Rosso le sait, c’est de la friction que naît le mouvement. Les titres qu’il signe pour No Monster servent ce constat, et sont proches de l’agitation perpétuelle. Le mérite en revient notamment à Rafaël Koerner, nouveau venu lui aussi. Son jeu direct, qui trouve en Morel un remarquable allié, est le garant de la grande efficacité de Red. Le batteur de Ping Machine est également membre du Kami Quintet et de Cartel Carnage, deux formations dont la proximité avec celle-ci est évidente. Sur « Flexible », indubitablement le sommet de l’album, Guivarc’h et Rosso devisent avec une sérénité vite mise à mal par la puissance d’une base rythmique insatiable. La sécheresse de Morel s’agglomère à une frappe lourde pour pousser le leader dans ses retranchements. Son solo hendrixien qui s’élance sur une basse mutante est la plus franche des réponses.
On découvre sur ce second disque l’urgence qui manquait à Red Quartet. Elle se manifeste notamment sur l’excellent « Insane Incorporated », où les cordes se heurtent à pleine vitesse. Lorsque le saxophone vient se mêler à l’algarade, ce n’est pas pour prendre parti, mais pour ajouter sa voix, proche du cri, à une tension au paroxysme. Puis ce dispositif s’apaise et on découvre que Morel et Rosso se confondent presque dans la raucité de leurs cordes, comme pour mieux incarner l’unité de l’orchestre. Nous écrivions à propos du précédent album que la musique de Matthieu Rosso ne demandait qu’à tracer sa voie et adopter son rythme de croisière. Il est agréable de constater que No Monster est l’œuvre d’un quartet soudé et efficace qui a trouvé son équilibre. Voici un disque très abouti.



Culture jazz


Pour son second album avec le Red Quartet, le guitariste Matthieu Rosso semble s’engager résolument dans une esthétique plus proche du rock dit « progressif » que du jazz stricto sensu. Pourtant, le saxophone alto de Denis Guivarc’h ne renie pas son attachement à l’école MBase de Steve Coleman et l’énergie « électrique » qui porte cette musique n’efface jamais l’importance de l’improvisation. « No Monster » : rien de monstrueux dans cette musique mais une grande envie de jouer et de partager selon des codes en équilibre entre les genres pour mieux les abolir (les genres !). La rythmique Rafael Koerner / Jean-Philippe Morel est plus que robuste ! Un disque très riche et dense, assez enflammé, à découvrir sans crainte car il est réussi.
THIERRY GIARD



Music in Belgium


(...) Le nouvel album de Matthieu Rosso et de son équipe, "No monster", va incontestablement plaire aux amateurs de jazz fusion, tant par son classicisme que par ses performances techniques. Le combo livre neuf morceaux instrumentaux laissant libre cours à l’imagination musicale de ses membres. Le saxophone est particulièrement volubile dans cet ensemble et la guitare fait aussi de belles incursions. Parmi les titres remarquables, citons le long et échevelé "Pandora’s box", le complexe et puissant "Flexible" ou l’athlétique "Mass euphoria". On retrouve ici des influences héritées de Pat Metheny, Mahavishnu Orchestra, Billy Cobham ou Joe Zawinul. Autrement dit, du solide.
François Becquart


 
Core & co ( webzine) -2016

Matthieu Rosso, trentenaire bien sous sa casquette, semble avoir trouvé la voie pour tenir son auditoire en haleine... un subtil mélange de PassionS et quelques références déguisées.
Le titre par titre n'a que peu de sens dans ce type d'exercice. No Monster est un tout.Clairement, « Pandora 's box » et le terminus « Mass Euphoria » livre des moments absolument irrésistibles !
 
Les complices du méfait sont bien à leur affaire. Si le disque est renseigné comme la pièce d'un guitariste, n'allait surtout pas croire que l'on se trouve en présence d'un artiste onaniste tout concentré sur son manche. L’œuvre est collective, même si les compositions résultent de l'inspiration de Rosso, patron de l'entreprise... mais à l'écoute de ses chefs de projets. Guivarc'h se balade sur toutes les scènes de Montréal à Londres, en passant par Marciac, depuis 25 ans.
 
Sorti en janvier 2015, sur le label Juste Une Trace (Treponem Pal), No Monster étonne par sa démesure contenue et sa virtuosité. Oui le mot est lâché, à bon escient, puisque c'est bien de Jazz dont je vous cause. Un Jazz européen, libre, intéressant et intéressé, ouvert et offert dans tous ses plaisirs.
Pas question de faire le malin à se lancer dans un name-dropping abrutissant.Pour situer l'école new-yorkaise du début des années 80, les cuivres frissonnants de l'Europe de l' Est, et une belle collection de b.o de films ou de séries des années soixante-dix devraient vous donner quelques indications.
Pas plus que ça, tant mieux...



W-Fenec ( webzine)- 2016

Dans la série "Disques à chroniquer que j'avais perdu de vue", voici le No monster de Matthieu Rosso Red Quartet. Un disque de jazz contemporain et expérimental qui sait résonner au creux des oreilles de votre serviteur et l'attendrir sans trop de souci. Deuxième album de la formation signée sur le label Juste une trace (Artweg, Treponem Pal, Ozma), No monster est l'exemple d'une prise de liberté fleurant le 100%. Un jazz au sein duquel le rock expérimental et technique s'invite en semant le désordre dans un univers qui sent quand même bon l'opération maîtrisée (et ordonnée du coup). Rien de bien nouveau dans le monde des jazzmen endurci, le sax tout en maîtrise de Denis Guivarc'h nous ordonne de revoir toute la discographie de Steve Coleman, et fissa ! ; la basse de Jean-Philippe Morel est constamment au taquet (sauf quand ça s'arrête !) et sait s'abreuver d'effets supersoniques (wah-fuzz sur "Pandora's box") ; les rythmes de Rafaël Koerner sont millimétrés pour servir le propos avec talent tandis que le chef d'orchestre, qu'est le guitariste Matthieu Rosso, navigue entre phrasés délicieux et soli subtils empruntés par moment au free rock et au métal progressif. No monster est un dédale sonore dans lequel il est si bon de se perdre.



Be-Jazzy (Radio)


C'est un Ovni sonore que Matthieu Rosso a sorti le 26 janvier 2015 sur le label Juste-Une-Trace avec son quartet, Matthieu Rosso Red Quartet. (…)

On peut y voir des inspirations du Free Jazz se rapprochant des sections artistiques et rythmiques de Steve Coleman, mais aussi de John Mac Laughlin à sa meilleur heure avec" Mahavishnu Orchestra", ainsi que le laboratoire de la scène française free-expérience-électro-jazz comme NHX ou Julien Lourau. (…)

Mélangeant des styles différents et peu vus dans le jazz moderne Européen de ce début d'année, se partageant en Free , Métal, Pop et bien sûr Nu-Jazz, Matthieu Rosso chef de fil du "Red Quartet" depuis deux albums, nous fait voyager dans l'interprétation superbe de sa machine infernale à sons.D'une virtuosité , d'une densité sonore rare, le quartet arrive à nous faire oublier qu'ils ne sont que quatre pour faire autant de résonances sonores. Matthieu Rosso née en 1980, a commencé son parcours à la guitare sur la scène Toulonaise du Métal, rock , punk quand il était adolescent et cela s'entend.(...)

Un album complexe , maîtrisé , technique qui plaira au plus grand nombre (...)

© 2017 Dédale Music - Webmaster DG

Images Issues du projet DEUS (Dark energy Universe Simulation) réalisé par Jean-Michel ALIMI

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now